05 novembre 2026


Coûteux, écologique, inutile: les opinions face au tramway sont divisées

Coûteux, écologique, inutile: les opinions face au tramway sont divisées
Crédit photo: Alstom, ville de Québec

Est-ce qu'il y a une différence dans la perception des différents modes de transport entre les habitants de la ville de Québec et de ses banlieues? Une étude de l'Université Laval a répondu à cette question.

 

Le constat est clair : sur les 1 243 personnes qui ont participé à l'étude, que ce soit en banlieue ou en ville, la voiture est le moyen de transport auquel les gens sont le plus favorables et le tramway arrive au dernier rang.

 

Le tramway, le mal-aimé de Québec

 

C'est au total 44 % des banlieusards qui ont une opinion défavorable du tramway, en comparaison avec 53 % des citadins. Malgré un appui plus positif en ville, le projet de tramway reste le mode de transport qui suscite le plus d'opinions défavorables aux yeux des habitants de la région métropolitaine de Québec.

 

Il ne faut toutefois pas percevoir ces données comme un appui direct au projet de tramway, nous explique Dominic Villeneuve, professeur agrégé en transport et mobilité à l'Université Laval. « Je pense qu’on peut avoir une opinion positive de ce mode de transport-là et être d’avis que ça n’a pas d’allure à Québec. »

 

La culture de la voiture bien implantée à Québec

 

Le résultat est bien différent pour la voiture. Autant les banlieusards, avec 94,4 %, que les citadins, avec 86,6 %, sont favorables à la voiture. La culture de la voiture semble bien installée à Québec. Les habitants des banlieues avaient en moyenne 1,66 voiture par ménage, tandis qu'en ville, cette moyenne était de 1,34. Lorsqu'on se compare à d'autres villes en Suisse qui ont participé à la même étude, l'automobile est beaucoup mieux perçue ici.

 

Les effets néfastes sont également moins pris en compte à Québec, surtout en banlieue. « Une chose qui nous a paru intéressante, c’est que c’est perçu comme polluant partout, sauf dans les banlieues de Québec. »


Par Mathias Turcotte

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